Feb 21 2005
Une drôle de journée
Donc, quoi de neuf depuis le dernier petit article… Ma foi, plein de bonnes choses. Je vais reprendre dans l’ordre cette fin de semaine qui ne fut pas de toute sinécure pour moi (et ce n’est qu’un début visiblement…)
Jeudi soir, gros delirium de votre humble pirate, qui l’espace d’une nuit se l’ait joué à la Constantine en plongeant dans des abysses de feu et de sueur…Vendredi, journée page blanche, je ne me souviens de rien (autant dire que j’ai commaté toute la journée -Carli me souffle qu’ alzheimer (définition car vous êtes gâtés ce soir: “démence présénile caractérisée par une déterioration intellectuelle profonde”…hum, j’en suis plus très loin visiblement..)n’est plus bien loin-) avant d’être délivré le lendemain par un aller retour express chez le médecin traitant. Résultat des courses infernales, une angine blanche qui a tourné en…euh… un nom en —coque… un streptocoque ? (définition immédiate car je vois vos sourcils remonter d’un cran, intrigués que vous êtes par ce barbarisme de la langue française. Voici donc la définition made in Le Petit Larousse Illustré: “Bactérie de forme sphérique dont les individus sont disposés en chaînettes et dont plusieurs espèces produisent des infections graves.” Je m’arrête là, horrifié par ce que j’ai lu. Deuxième chose, je file le matin même à la pharmacie (l’avantage d’habiter au dessus d’une pharmacie !!!) et tend l’ordonnance à la charmante jeune femme devant moi, en esquissant un sourire crispé par le mal de crâne et la gorge dont l’espace s’est réduit au diamètre d’un cornichon. Tout va bien avec ça. Elle me regarde tout à coup avec un air d’une gravité emprunté et une moue que je ne saurai décrire (genre la grimace de Nina Katz et de son amie à Carrie Bradshaw dans Sex and The City lorsqu’elles rencontrent l’héroïne qui ressort traumatisée de cette contraction faciale…) bref, elle me demande d’une petite voix : “mais qu’avez vous de si grave qui necessite une telle prescription” et moi de rétorquer, “c’est à dire ?”, et elle de surcroît (lourd le style, lourd…) “et bien voici un antibiotique que l’on ne vend que rarement pour traiter des pathologies avancées, et voici (elle passe deux boîtes plus loin…) de la cortizone (:( ) pour les inflammations et la fièvre.” (*sourire colgate*). Evidemment, je me suis encore plus décomposé, de l’interieur comme de l’exterieur. Je remonte chez moi, et là, c’est à nouveau le drame !
Ma môman, plus inquiète que jamais, me demande ce qu’il resulte de ce rendez-vous. Je lui recrache la diatribe du docteur en un concentré bien compact (la redondance est voulue, pour signifier Ô combien je désirai évoquer le sujet.) Une fois le morceau lâché, la discussion est close. Je suis presque soulagé de tourner la page dans mon subconscient.
On frissonne tout au long de ce film. Dès les 5 premières minutes, la voiture et ce qui lui arrive nous crispe sur le velour rouge où nos fesses vont rejouer le tango danois pendant 2h00…Ce velour rouge, tellement en phase avec l’ambiance “infernale” de Constantine. Seul hic pendant le film (mais je pense que nous serons les seuls à subir ce méfait…): le bruit de la ventilation qui “climatise” la salle. Certes, on est trempé de sueur par l’excitation suscitée par le film (ou l’acteur princi…ahem… par l’ambiance du film donc…) mais de là à déclenché cette maudite climatisation au moment où on entendrait un ange passer ( je joues sur les mots moi ?) il ne faut pas plus pour nous faire sursauter une énième fois…
