Feb 15 2006
Quand les étudiants s’excitent…
… les idées fusent.
Après une assemblée générale qui a reconduit le mouvement étudiant jusqu’à demain matin, deux mille manifestants ont défilé dans les rues de Poitiers. Vers 16 heures, ils ont envahi les voies de la gare et bloqué les trains pendant une vingtaine de minutes. Aujourd’hui, les étudiants pouvaient débattre du contrat première embauche et de la réduction du nombre de postes au CAPES. CPE comme “Cherche Pigeon à Embaucher” ou comme “Contrat Pour Esclavage”; quelques banderolles, quelques slogans… Les étudians de Poitiers avaient une journée de quartier libre aujourd’hui. Hier, elle a commencé par une assemblé générale dans un amphithéatre prévu pour un triple effectif mais plein comme un oeuf au final.Serrés comme des sardines, assis sur des tables et debout dans les travées, nous avons commencé à débattre pour ou contre le blocus de la fac avant de tous sortir afin de faire profiter des débats les quelques centaines de jeunes qui n’avaient pu se tasser dans l’amphi. Finalement, un vote individuel a eu lieu (pendant près d’une demi-heure, chacun est passé pour dire oui, non ou s’abstenir). Sur les 2169 étudiants, 1762 se sont prononcé pour le maintien du blocus des facultés, contre 357 contre et 50 abstentions. Le blocus radical, mais mobilisateur, a donc été reconduit par des jeunes qui ne seraient pas venus si leur travaux dirigés avaient eu lieu. Etudiants en droits, sciences-humaines, lettre et langues, sciences et sport se sont donc retrouvés avec les intermittents du spectacle vers 14h30 place de l’Hotel de ville. Le défilé en commun est passé devant la prefecture, avant de descendre vers la gare dans un cortège estimé à plus de 1500 personnes sous escorte de la police.

A la gare, le service d’ordre d’une dizaine de policier a tenté de refuser notre passage, car nous voulions descendre sur les voies pour bloquer le passage des trains. Une bousculade nous a permis de forcer le passage, une étudiante recevant un coup de matraque (sans gravité paraît-il…). Nous avons alors bloqué les voies pendant plus de vingt minutes. Prévenus par les organisateurs de la manif, la SNCF avaient retardé l’entrée en gare des TGV à destination de Paris Montparnasse, Bordeaux-Toulouse et Lilles-Bruxelles, le temps de l’occupation des voies. Le cortège s’est reformé pour que nous nous rendions au carrefour de la porte de Paris, plaque-tournante de la sortie vers Châtellerault. Edition régionale, hier soir, France 3, les sourires se dessinent sur nos lèvres alors que nous réalisons que la majorité des grandes villes se sont mobilisés pour des mouvements de grande ampleur. Aujourd’hui, une réunion d’information avait lieu pour une journée d’information et de débat sur le Contrat Premiere Embauche, l’avenir des jeunes et l’université. A noter que nous demeurons apolitique, non syndiqués.
exemple la rencontre entre Winny the pooh (traduction “Winnie l’ourson” ? et non, en vérité, c’est “Winnie la petite crotte”. vous ne le verrez plus de la même manière après ce rêve d’enfant brisé. remerciez moi, je viens de vous illuminer de ma bêtise.) donc je reprends la rencontre entre l’ourson et ma petite bête à poil, je vous laisse deviner de qui je parle…
… voilà un haut lieu de rendez vous cosmopolite poitevin.Non content de reunir la grande majorité des plus grandes fortunes locales; et cela n’est pas peu dire, nous y retrouvons le week end, et plus particulièrement le Dimanche, votre serviteur qui y fait une escale pour une étude élaborée des représentants de différentes strates socio-economico-religio plein de mots en -o, bref, un petit Brunch Bradshawien s’impose pour au moins respecter le credo de l’étudiant qui sort parmis les riches pour faire “comme si” (”if i was a rich man,nananana…” ahem..) -note personnel, credo inventé de toute pièce, juste une bonne raison de sortir entre amis et de profiter d’une ambiance très vénitienne au milieu d’une exposition changant très régulièrement.
