Apr 30 2007
Ce soir, pour vous, je serai…. “Sage Femme” ! #2


Apr 30 2007


Apr 30 2007

Quoi de plus troublant que de se retrouver privé d’un de nos sens : goût, odorat, touché, vue, ouïe ? Je partage la passion d’une langue, celle des signes, avec peu de gens, mais surtout les sourds. Car tant s’y interessent mais seulement de loin, parce que “c’est beau, c’est poétique, c’est ad-mi-rable”. moui. Aussi lorsque c’est à mon tour de vivre une expérience différente, non plus sur l’ouïe mais sur la vue, je me lance: nous voici Matoo, Ikare, Norman, Lord Fiddlebubble, Rhino75 et Frog au Noir. Ce restaurant propose d’accueillir les expériants pour une expérience inédite.
Guidés à l’entrée, nous découvrons très vite que les lieux ne s’appellent pas ainsi pour rien: Noir, c’est le noir complet. Le monochrome excite nos oreilles et nous fait parler fort, pour être “présent”. Choix du menu surprise par tout le monde, histoire de jouer le jeu jusqu’au bout..
Tout irait bien si l’experience n’était pas rapidement troublée par les voisins de table. Bruyants, manifestement sans gênes, avec l’intention de pourir la soirée de tout le monde..ils gâchent le plaisir avec leurs interventions décalées. Scandalisés d’être servis avant tout le monde presque, grommelant d’avoir de la viande rouge au lieu de volaille (n’avaient ils pas l’occasion comme tout le monde de spécifier leurs incompatibilités alimentaires avant de rentrer ?). Mais le pompon de la pomponette reste tout de même l’eau qui arrose tout le monde et le verre dans la gueule figure d’une des femmes. Qui est accusé ? La table d’à côté (nous !!) avec son lot de dep gloussants. ( Un “homophobie” retentissant de Matoo nous sauve la mise, tandis que le portable de chef de meute se met en marche, éclairant violemment nos pupilles et déclenchant le plan vigipirate de la lumiere formellement prohibée au coeur de ce nid de ténèbres.) Alors qu’ils criaient au scandale, nous avons terminé notre riz au lait, tranquillement.
On se dit que l’on peut faire une expérience unique, originale, sympathique. Il faut aussi prévoir des gens hystérique, trois réchauds qui pètent en cuisine, ralentissant le service de deux heures… Mais à part cela, c’est sympa, un peu cher pour ce qu’on mange mais sympa !

Il est presque 2 Hrs du matin avec tout cela, que faire… sinon se lacher sur des rythmes entrainants? Les CRAZYVORES ont su prendre possession de mon corps. Livré, je me suis livré à des courbes du corps, des indécences de souplesses, des bras lassivement rejetés, pour mieux apprécier la plénitude de 50° d’hormones (Philipe pourra en témoigner.) Imaginez une fosse remplie de corps brûlants d’une fièvre unanime. La passion d’un rythme, le cri du corps qui s’exalte dans un abandon complet, les regards complices d’amis qui eux aussi s’abandonnent à l’ivresse du moment. Un leitmotiv qui nous entoure: celui de partager à ce moment précis une communion anticléricale et bestiale: des cris, des gestes ambassadeurs d’une sauvagerie lentement grandissante. Un Matoo qui sort des notes inhumaines, un Ikare dégoulinant de pulsions et battant la musique de son corps tout entier, un Norman faisant vibrer l’air autour de lui de ses poings qui retiennent les notes, un Rhino75 qui de sa belle langue maternelle me fait redécouvrir des classiques du genre et partage alors avec moi le plaisir de conter l’histoire méconnue d’un sample galvaudé. Un Frog enfin qui nous livre quelques imitations savoureuses avant de s’abandonner à nouveau à la musique, rejoignant la ronde que nous formons au milieu du Bataclan transformé cette nuit. Nous sommes les Rois, les Rois d’un monde de 2 mètre carrés qui n’appartient qu’à nous, un monde éphémère dont j’ai savouré au maximum chaque instants passés en leur compagnie. Merci…
Apr 30 2007
Je sais déjà que beaucoup vont sourire à la lecture de ce billet. Très vite vous allez vous dire: mais où veut il en venir ? Et sans aucun doutes passerez vous votre chemin, alors que d’autres seront toujours à rire parce qu’ils auront compris. Voici un sujet que l’on croit épineux ou tout simplement mis en exergue par mes soins. Je vais donc éventrer mon péché, ma bêtise, ma connerie: j’ai 22ans. Je les ai fêté le dix neuf mars dernier. I am 22. You did not know it ? Well, I hope you’ll remember it… Une double décennie et quelques 400 jours, la belle affaire. Fini le grand jeu de chercher mon âge, de me donner plus parce que physiquement je fais plus, ou pour d’autres raisons… J’ai eu l’occasion hier de rencontrer quelqu’un qui m’intriguait depuis un moment et qui souhaitait clarifier certains mystères que mes Bedtime Stories cultivent… Car une fois de plus, le jeu des jumeaux prend une ampleur qui va parfois trop vite, même pour eux, qui excède aussi parfois… Ce qui nous place dans une situation tellement inconfortable… Aussi ai je souhaité une bonne fois pour toute clarifier la chose et jeter ces chiffres en patûre.
Me voilà apparemment libéré d’un poids qui n’a pas lieu d’être, car c’est à moi de combattre les chimères du passé qui ont motivé pareil subterfuge… car jamais n’ais tenté de mentir sur le sujet, sinon par omission ? Mais toujours les fantômes du passé ont ils tenté de renverser l’équilibre en place pour apporter incertitudes et faire éclater en mille morceaux l’équilibre de la confiance que j’ai en moi même…Ce billet n’est donc pas celui de la confession, même si on a pu avoir l’habitude de lire ça et là des souvenirs perdus ou retrouvés des propriétaires de ce blog, mais celui du meurtre organisé d’un secret autour d’un âge que j’assume même si je n’en donne pas l’impression.
Merci en tout cas à toutes ces voix exaspérées qui m’ont poussé à verbaliser et exorciser des chimères que je m’étais inventé tout seul, et merci à ‘toi’ qui a apporté la dernière pierre à un édifice trop laissé en construction…
D’ailleurs, pour me réconforter de cet aveux, j’ai participé activement à une campagne de free hugs deux fois dans l’apres midi. Une première où près de 10 personnes se sont jetées sur moi et l’autre où j’ai expressemment demandé une preuve que voici…