Archive for December, 2007

Dec 31 2007

[Sylvestre, comme le chat ?]

Chasing Youth

Ce que j’aime quand je rends visite à la famille du Nord, c’est la folie des histoires. La foire des surprises attendues, et enfin le forum des blagues sur les curés. Curieux agencement n’est ce pas ?

Du côté de chez ma mère, on parle de voyages et de l’époque où ils ont fait le tour du Monde, de mon Papy qui a lu la Bible, le Coran et d’autres textes symboliques alors qu’il est tout ce qu’il y a de plus athée. Parce qu’on ne peut pas se faire d’idées sans avoir essayé de comprendre. J’adore cette façon de voir les choses, et j’en ai fait ma vision en de multiples occasions: comment dire que l’on aime pas sans essayer. Dans la mesure du raisonnable bien sûr.

De l’autre côté de la famille, chez les parents de mon père, il faut savoir que tout tourne autour de la nourriture, la bouffe. Coup classique: j’avais prévenu ma mère de se mettre au régime salade avant qu’on arrive pour l’unique repas de l’année tous ensemble, lui prédisant le gratin dauphinois avec le bout de papier aluminium du côté du plat sans ail, le poulet fermier (sans oublier tous les légumes bio AB, d’ailleurs on en a une deux cette fois ci) et ensuite le plateau de fromage avec le “PETIT BRETON” pour ma mère alors qu’elle n’en mange qu’un bout minuscule. Un classique. Et bien sûr, le carton de vins et de pots de confitures maisons. Un rituel depuis mon enfance la plus lointaine. Les habitudes s’étaient essoufflées avec le temps. Nous avons eu droit à un “perfect” ce coup ci ! J’ai ris, ris, au fur et à mesure que les victuailles s’entassaient sous les yeux ébahis de ma mère. Oui, la salade a du bon la veille quand en un repas on en mange trois et pour deux personnes (au moins !). C’est que j’ai la peau sur les os paraît il ( mon arrière grand mère pesait 100kg, et mes oncles pèsent en moyenne 90-95kg. Alors évidemment, avec mes 70kg tout mouillé et musclé, je fais un peu brebis galeuse) alors on m’engraisse à la Noël, on me fourre pour la Saint Sylvestre.
“La quoi ?” La Saint Sylvestre Papy ! Le Nouvel An ! Petit sourire en coin du vieux bonhomme qui prépare encore une blague à sa façon. Pas de curés, pas de bonnes un peu légère, donc une contre-pétrie ou alors un jeu de mots inattendu. “Comme le chat?”. Voilà, il a osé. Et le pire, c’est que l’on rit tous de bon coeur. Parce que celle ci est bien ridicule, mais parfois il va chercher loin son propos. On équilibre la bêtise ainsi, ajoute-t-il.

Enfin, il y a l’oncle et la tante. Nous les voyons rarement depuis le départ à l’étranger… Mais rentrer Outre Manche sans passer les voir aurait été un crime. Avec eux, c’est des souvenirs de ma cousine quand elle portait ses couches avec sa coupe de cheveux plantée comme un cactus comme la femme d’Homer Simpson. Ou alors les nombreuses fugues que Thanos faisait gamin pour aller cueillir des fleurs à notre mère. Ou encore à détailler toutes les cicatrices de la famille: celle ci en se bagarrant dans l’eau, celle ci avec les lunettes, celle ci découpé à vif par un tourniquet, bref… Nous voici donc à osciller entre Dvds et ordi en Wifi, dans le studio sous les toits. C’est mon tour d’écrire la dernière bafouille de l’année. Thème de la semaine: libre ! Sans surprises, nous nous sommes tournés vers le souvenirs. Notre must.

A tous les rêveurs et rêveuses, une magnifique et merveilleuse nouvelle année 2008, plein de bonheur, de santé (c’est tellement important..), et de l’amour (en espérant que nous on y aura droit aussi !) et surtout, surtout… n’oubliez pas. Avancer c’est important, sans oublier c’est essentiel.

[credit photo: Thanos]

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Dec 29 2007

[Passé - Présent- Futur]

Published by Thanos under Photographie, Mégalomaniaque

Alone in the Light - Thanos

Je sais que cet accompagnement musical est déjà apparu dans les Bedtime Stories, mais quoi de mieux pour illustrer le tourbillon de souvenirs et la fièvre d’un regard vers le passé, le présent.. et le futur…

Passé.

Une petite fille qui court dans le jardin, après un chien qui finira empoisonné par un voisin méchant et cruel. Une bataille de bulles de savons alors que ma grand-mère et ses deux filles encore jeunes tentent désespérément de laver le chien. Les années passent, deux petites filles chacune dans leur chambre refont l’univers de la musique à deux: l’une retient les airs à la perfection et tandis qu’elle les chante doucement, l’autre qui connaît par coeur les paroles les ajoute à la recette de l’autre côté du mur, pour le plus grand déplaisir de mes grand-parents qui veulent suivre les infos. Premier mariage, ma tante, second mariage, ma mère, une robe blanche parcourt le jardin et tous finissent dans un petit restaurant au bord de la mer, conte et souvenir déjà évoqués en ces lieux. Premier deuil, un oncle, leur frère, choisit de se retirer la vie. Je ne le connaîtrais jamais sinon en images et histoires. Une lourde peine qui mettra des années à être acceptée dans la famille. Les années 80 sont floues pour moi, je suis assez jeune. J’ai le souvenirs des animaux de mes cousines que je rêve de posséder: hamsters, cochon d’indes, chats. Tout vient à point à qui sait attendre. Dans tout cela on peut ajouter les nombreuses vacances passées dans cette maison de St Malo, les parties de toboggan dans les escaliers en bois, les conversations surprises depuis l’aération des toilettes cachés sous les dits escaliers, la pièce interdite qui après bien des hypothèses se révèlera être un tombeau des souvenirs en images et objets ramenés des voyages en Egypte, Arabie, Afrique. La lampe de chevet cassée encore et encore (je ne sais pas comment je m’y prenais je la cassais à chaque fois !), la bouteille de parfum renversée sur la tapisserie qui va sentir pendant des années.
Cette maison abrite tant d’évènements, tant de joies, tant de drames et de peines, tant de célébrations et de silences aussi … Je me suis toujours conforté dans l’idée que je ne possédais pas de véritable patrimoine familial, pas d’unité à laquelle me référer en exemple, ce qui expliquerait mon détachement et mon indépendance à ce jour.. Le mot ‘famille’ ne fait pas écho avec des repas extraordinaires, des fêtes gargantuesques, des souvenirs d’un ‘tous ensemble’. Mais je réalise désormais que cette maison a endossé le titre de symbole familial, juste en étant la scène de toutes ces anecdotes morcelées qui, reconstituées, font l’enfance de ma mère, son adolescence, son mariage, mon enfance, mes vacances, les deuils vécus tant bien que mal, les bonheurs et l’amour d’une famille sur plusieurs générations…

Présent.

A présent, que dire. Pour une période indéterminée, point de rires d’enfants dans les escaliers en bois, des lits rarement défaits à l’étages, un jardin à l’abandon. Mes grand-parents vivent désormais dans la cuisine, la salle à manger transformée en chambre, et tous les souvenirs possibles aux murs, aux étagères, dans leurs yeux aussi.

Ma grand-mère et ses yeux azurs fatigués par une longue vie se contente de formes floues et devine les sourires aux intonations de la voix. Vaillante elle est, s’occupant de mon pauvre grand-père. Il y a quelques années, elle était immobilisée dans un fauteuil, incapable de quoi que ce soit. Lui gérait le ménage, les courses, les comptes, tout. Mais un jour, son corps le lâche, la raison s’enfuit, et le voici qui range ses comptes dans le four pour les garder au chaud, qui enfile trois pantalons parce qu’il a oublié les deux premiers. Le voici assis dans cette chaise quand je rentre dans la pièce, le regard presque vide de vie quand il lève ses yeux vers moi. Je m’approche et le serre fort dans mes bras. Ces gestes sont lents, les propos incohérents… soudain, un éclair de vie traverse la pièce et il se met à décrire un souvenir avec une précision qui force le silence. Des détails que personne ne pourrait évoquer, lui il les a, là, et nous restons subjugués par cet instant de lucidité.
Par la force des choses, la situation s’est inversée. Désormais c’est ma grand-mère qui gère comme elle peut. La vie qui semblait la quitter peu à peu lui à fait un clin d’oeil, car voici qu’elle remarche à nouveau. Elle connaît chaque recoins de cette maison, heureusement, car elle avance en aveugle au rythme des couleurs et des lumières.
Pour les aider, des aides et infirmiers à domicile. Dans ce genre de réalité, j’ai une pensée pour Ron et ce qu’il peut témoigner dans son livre par exemple. Car il faut être réaliste. Romancé ou non, le reflet d’une réalité se pose sur des faits. Devoir faire la toilette d’une homme qui ne réalise plus qu’il se fait dessus, c’est lui donner sa dignité. Bien qu’il ne soit pour certain que l’ombre de lui même, il force le respect pour tout ce qu’il a accompli. Il force mon respect, mon amour et ma peine. Les yeux me brûlent alors que je pose ces mots. Car plus j’avance, plus je réalise que cette maison va traverser de bien tristes années avant d’en revoir de plus heureuses.

Futur.

Le futur c’est croire…

Croire qu’ils se seront éteints dans la paix, sans douleurs, ensemble, dans l’amour. C’est garder en mémoire que même dans leur derniers instants ils ne manquaient pas d’attentions et de mots d’amours l’un pour l’autre. Nés respectivement en 1922 et 1920, elle et lui, ensemble, pour toujours.
Le futur c’est raconter aux générations suivantes qu’il y a bien longtemps, un petit garçon se cachait sous la table pour surprendre sa mamie qui coupait des pommes, et deux petites filles, deux soeurs, chantaient ensemble un Télé-crochet à la perfection…
Le futur, c’est ce qu’on en fait, c’est peut-être moi dans cette chaise dans quelques années, c’est peut-être mes parents qui vont vivre aussi dans cette maison, c’est tant de possibilités. Mais avant tout, c’est mon devoir de mémoire. Et ma volonté d’en faire quelque chose.

 

[credit photo: Thanos]

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Dec 25 2007

[Merry Chrimbo]

Have a nice merry x-mas mates, I wish you all heap of love and hugs from your beloved. For those who don’t have any lover, let me give you some warm cuddles and this … (a special model for you !)

cuddles ?

Un Joyeux Noël toutes et tous ! (comme quoi un peu de couleurs de temps en temps ne fait pas de mal n’est ce pas ..) De ce côté de l’écran, les fêtes vont bon train, Thanos est en train de se ridiculiser au ‘bubbly’ et commence à chanter Headlines des Spice Girls. Un peu affligeant mais j’ai mon quota de bêtises avec hier soir paraît-il (je ne me souviens plus mais bon, les photographies témoignent d’une certaine débauche.)..

Que dire sinon … profitez et faites couler le champagne ! (mais ne conduisez pas après..)

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