Jan
30
2008

Bien que retracé dans la poudreuse et la dépravation par Thanos, ce week-end n’en aura pas été moins fantastique, au contraire. Déjà apparaissent par ci par là les résultats de son passage. Encore Joyeux Anniversaire mon ami, ta venue et ce week-end ont vraiment été un pur plaisir.. (et une occasion formidable pour me conforter dans l’idée que j’ai vraiment la chance de connaître un être extraordinaire !) Au passage nous n’avons pas encore développé notre concurrence photographique, mais pour sûr ce week-end on s’y met, et en ligne un tour de Londres par Fred‘ et le duo infernal ! Buckingam Garden, London Eye, Fred’ tout nu, des Écureuils au creux de la main, quelques bouffoneries… (si, si, il y en a qui sont fort pour ça..)
[credit photo: Fred’Pierre Studio]
Jan
27
2008
Ivresse de bonheur, de bulles, de poudre et de regards sournois. Ethanol étiolé sur le week-end. Londres nous a guidé dans la dépravation de nuits bien difficiles à se remémorer… Si seulement.

Ferdinand m’interpelle dans la rue. Ce jeune bourgeois qui traîne à son bras la blonde écervelée admire sa superbe en demandant fermement et non sans ricaner bêtement, “as tu une capote ?”. Le mot en lui même est déjà tout un challenge pour le jeune pédant monté sur slim et soulier Bluecosmicquien. Oser glisser, devant sa dinde qui glousse un peu plus sous sa blondeur, le mot qui rime avec “viens là cocote”, l’attentat à la pudeur n’est plus loin selon le dogme de son éducation; qu’importe, voici le jeune coq transfiguré. Le foulard à son coup devait être un peu trop serré, atrophiant le peu de dignité qui lui restait. Si seulement.
Picadilly Circus est le théâtre de bien des rencontres. Que l’on savoure modestement. Après ce court échange avec l’aristocratie en voie de fornication, le chemin vers la fin de notre nuit nous fait nous asseoir près d’un jeune monegasque britannique qui roule du haut de ses seize chandelles un gros pétard sur ses genoux. Le sourire aux lèvres, il nous interpelle de son français si évident, tentant de gérer une conversation avec trois mots de vocabulaire. S’ajoute à son périple digital le regard qui fixe sur le vide tant la pupille est dilatée. ” Dis, j’ai du blanc au nez ?”. Je réalise alors au bout de ce dernier fraîchement poudré quelques croûtes malhonnêtes expliquant le comment du pourquoi de sa tremblote. Stone. À seize ans, il voit le monde comme un bonheur au quotidien. Si seulement.
Le dernier petit déjeuner à l’hôtel se veut difficile. Cinq heures de sommeil. Non par choix mais plus par nécessité, afin de profiter des derniers instants. La table d’à côté est ce matin à nouveau l’office de bien des réflexions. La veille, nous soupçonnions le quadragénaire d’être à défaut du père un ami du jeune homme dévorant les croissants à la même table. Ce matin, le même homme est là. L’accompagnent deux jeunes bombes de l’Est. Au masculin. Bien sûr que non, il ne s’agit pas d’escorts qui lui propose avec un clin d’oeil une dernière “partie de billard”. Si seulement…
[credit photo: PentaxFanatiK]
Jan
24
2008
Hier je suis morts deux fois. Des idées noires? Non, plutôt claires je dirais. La mort me va si bien.
Dans la salle des profs, j’ai décidé ce jour là de recharger le sucrier laissé vide.. Un petit service qui ne gache rien. J’apprends dans la journée qu’un mauvais blagueur a confondu le sel et le sucre. Du thé salé, c’est moche. Du café.. Je vous laisse imaginer. Beaucoup d’enseignants ont par ma faute fait plus qu’imaginer ce jour là. Première mort. De honte. Je ne dirai rien. Trop de travail vais je prétendre. Ou pas. Justice est faite car je finis quatre heures plus tard que prévu le soir meme. Petit supplément qui n’est pas fait d’efforts inhumains. J’ai juste plaisir à me tuer. Au travail.
Je vous l’ai dit, la mort me va si bien.