Feb 29 2008
[ Vois, loin, très loin. ]
Il y a bien longtemps que je n’ai laissé glisser quelques mots parmi les contes licencieux de Thanos. Aussi vais je me laisser tenter après une lecture approfondis des écrit d’un autre blogger. Peut-être certains le reconnaîtront, sûrement se devinera-t-il tout seul. Quand je le lis, je sais que je vais être satisfait; c’est comme lorsqu’enfant j’allais chez Mamy, et que je savais qu’au dessert il y avait un dôme au chocolat et la glace vanille. La surprise, c’était le coeur: caramel fondant, ou meringue ?
Cet auteur (parce qu’à mes yeux, il mérite au moins ce titre), il me parle sans le savoir à chaque fois qu’il libère sa plume. Quand il souffle ses mots sur Philipe Glass, je frémis car j’écoute la bande son de The Hours au même moment. Quand il raconte des détails de sa jeunesse, je souris car je prends conscience des quelques années qui nous séparent et qui pourtant ne m’empêchent pas de comprendre ses références culturelles. Ses écrits, c’est tellement lui, tellement l’image que j’en ai. Pas introverti, juste timide (…). Cet humour à la fois particulier et qui fait pourtant mouche à chaque fois, parce que ce ne serait pas drôle si ce n’était pas de lui. Cet espèce de nonchalence et ce côté vieille france qu’il m’inspire parfois (injustifié par ailleurs) juste dans sa posture.
Il est rare que j’ose poser par écrit les icônes que j’ai en tête pour tout ceux que je connais, de près ou de loin. Parce qu’évidemment, cela ne correspond pas toujours à la réalité, parce que j’ai mon filtre personnel qui donne au café ce goût caramel, ou chocolat ce goût meringué. Parce que mon regard est mal interprété.
Alors que j’écris à mon tour, Craig Armstrong résonne dans la grande pièce où je suis assis. Le plafond si haut approfondie l’écho autour de moi. Mon auditorium, ses écrits, et la satisfaction d’un sujet caramel ou meringue qui, quel qu’il soit, me satisfera. Souvent dans le doute, je n’ai qu’une chose à lui souffler: poursuis, ne t’arrête pas. Vois loin, très loin.
[credit photo: Frèd’ Pierre]



